L'ile Mysterieuse - Jules Verne

L'ile Mysterieuse - Jules Verne-L'ile Mysterieuse - Jules Verne

Je commence à vraiment bien aimer Jules Verne, je n'en avais pas vraiment lu étant jeune, je crois que ce fut une erreur, j'aurais vraiment pu passer pas mal de temps à vivre de joyeuses aventures au quatres coin du monde.

Après avoir lu vingt mille lieux sous les mers, je me suis lancé, sur les conseils d'un de mes collègue dans la lecture de l'Ile Mystérieuse.

Je remercie par ailleurs mon collègue de m'avoir passablement massacré la quasi totalité de la lecture du livre en m'en dévoilant l'une des clés de l'enigme... diantre...

Pour ne pas commetre le même impair, je ne peux que vous recommander de ne pas aller lire la page Wikipedia de l'ouvrage si vous souhaitez vous lancer dans la lecture de cet ouvrage. Il semblerait qu'il soit relativement commun, pour ce livre, d'en dévoiler la clé de l'enigme.

Bref, je vous passes les détails de l'histoire, des prisonniers nordiste de la guerre de cessetion s'échappent en montgolfière de leur prison et se retrouve nauvragés sur une ile déserte (d'Homme s'entend).

S'en suis tout un tas d'aventures pendant lesquels les nauvragés vont tour à tour partir à la découverte de l'ile et se lancer à sa colonisation.

Jules verne présente ce livre comme un Robinson Crusoé puissance 10, allant jusqu'a dire que Daniel Defoe avait fait de robinson un petit joueur pas vraiment débrouillard, et qu'il allait voir que dans l'Ile Mystérieuse, ses nauvragés à lui eux, ne seraient pas des tapettes.

Et c'est peu dire, il iront jusqu'a construire un ascenseur sur l'Ile... on pourrait effectivement se dire... ha oué, pas vraiment des rigolos les gus... mais c'est sans compter l'aide bienvenue (et facile) d'un mystérieux personnage qui leur viendra en aide tout au long de l'ouvrage... En sommes, les 5 nauvragés, ben ce sont un peu les Harry Potter des nauvragés... J'avoue, c'est pour faire du mauvais esprit... j'ai vraiment passé un bon moment en lisant ce livre... on y apprends vraiment pas mal de choses, et notamment la composition de la Nitro Glycerine que je vous livre ici :

Recette de la Nitro Glycerine selon Jules Verne

Nab et Pencroff avaient enlevé la graisse du dugong, qui avait été recueillie dans de grandes jarres de terre. Cette graisse, il s'agissait d'en isoler un de ses éléments, la glycérine, en la saponifiant. Or, pour obtenir ce résultat, il suffisait de la traiter par la soude ou la chaux. En effet, l'une ou l'autre de ces substances, après avoir attaqué la graisse, formerait un savon en isolant la glycérine, et c'était cette glycérine que l'ingénieur voulait précisément obtenir. La chaux ne lui manquait pas, on le sait; seulement le traitement par la chaux ne devait donner que des savons calcaires, insolubles et par conséquent inutiles, tandis que le traitement par la soude fournirait, au contraire, un savon soluble, qui trouverait son emploi dans les nettoyages domestiques.

Or, en homme pratique, Cyrus Smith devait plutôt chercher à obtenir de la soude. Était-ce difficile?

Non, car les plantes marines abondaient sur le rivage, salicornes, ficoïdes, et toutes ces fucacées qui forment les varechs et les goémons. On recueillit donc une grande quantité de ces plantes, on les fit d'abord sécher, puis ensuite brûler dans des fosses en plein air. La combustion de ces plantes fut entretenue pendant plusieurs jours, de manière que la chaleur s'élevât au point d'en fondre les cendres, et le résultat de l'incinération fut une masse compacte, grisâtre, qui est depuis longtemps connue sous le nom de «soude naturelle.»

Ce résultat obtenu, l'ingénieur traita la graisse par la soude, ce qui donna, d'une part, un savon soluble, et, de l'autre, cette substance neutre, la glycérine.

Mais ce n'était pas tout. Il fallait encore à Cyrus Smith, en vue de sa préparation future, une autre substance, l'azotate de potasse, qui est plus connu sous le nom de sel de nitrite ou de salpêtre.

Cyrus Smith aurait pu fabriquer cette substance, en traitant le carbonate de potasse, qui s'extrait facilement des cendres des végétaux, par de l'acide azotique. Mais l'acide azotique lui manquait, et c'était précisément cet acide qu'il voulait obtenir, en fin de compte. Il y avait donc là un cercle vicieux, dont il ne fût jamais sorti.

Très heureusement, cette fois, la nature allait lui fournir le salpêtre, sans qu'il eût d'autre peine que de le ramasser. Harbert en découvrit un gisement dans le nord de l'île, au pied du mont Franklin, et il n'y eut plus qu'à purifier ce sel.

Ces divers travaux durèrent une huitaine de jours. Ils étaient donc achevés, avant que la transformation du sulfure en sulfate de fer eût été accomplie. Pendant les jours qui suivirent, les colons eurent le temps de fabriquer de la poterie réfractaire en argile plastique et de construire un fourneau de briques d'une disposition particulière qui devait servir à la distillation du sulfate de fer, lorsque celui-ci serait obtenu. Tout cela fut achevé vers le 18 mai, à peu près au moment où la transformation chimique se terminait. Gédéon Spilett, Harbert, Nab et Pencroff, habilement guidés par l'ingénieur, étaient devenus les plus adroits ouvriers du monde. La nécessité est, d'ailleurs, de tous les maîtres, celui qu'on écoute le plus et qui enseigne le mieux.

Lorsque le tas de pyrites eut été entièrement réduit par le feu, le résultat de l'opération, consistant en sulfate de fer, sulfate d'alumine, silice, résidu de charbon et cendres, fut déposé dans un bassin rempli d'eau. On agita ce mélange, on le laissa reposer, puis on le décanta, et on obtint un liquide clair, contenant en dissolution du sulfate de fer et du sulfate d'alumine, les autres matières étant restées solides, puisqu'elles étaient insolubles. Enfin, ce liquide s'étant vaporisé en partie, des cristaux de sulfate de fer se déposèrent, et les eaux-mères, c'est-à-dire le liquide non vaporisé, qui contenait du sulfate d'alumine, furent abandonnées.

Cyrus Smith avait donc à sa disposition une assez grande quantité de ces cristaux de sulfate de fer, dont il s'agissait d'extraire l'acide sulfurique.

Dans la pratique industrielle, c'est une coûteuse installation que celle qu'exige la fabrication de l'acide sulfurique. Il faut, en effet, des usines considérables, un outillage spécial, des appareils de platine, des chambres de plomb, inattaquables à l'acide, et dans lesquelles s'opère la transformation, etc. L'ingénieur n'avait point cet outillage à sa disposition, mais il savait qu'en Bohême particulièrement, on fabrique l'acide sulfurique par des moyens plus simples, qui ont même l'avantage de le produire à un degré supérieur de concentration.

C'est ainsi que se fait l'acide connu sous le nom d'acide de Nordhausen.

Pour obtenir l'acide sulfurique, Cyrus Smith n'avait plus qu'une seule opération à faire: calciner en vase clos les cristaux de sulfate de fer, de manière que l'acide sulfurique se distillât en vapeurs, lesquelles vapeurs produiraient ensuite l'acide par condensation.

C'est à cette manipulation que servirent les poteries réfractaires, dans lesquelles furent placés les cristaux, et le four, dont la chaleur devait distiller l'acide sulfurique. L'opération fut parfaitement conduite, et le 20 mai, douze jours après avoir commencé, l'ingénieur était possesseur de l'agent qu'il comptait utiliser plus tard de tant de façons différentes.

Or, pourquoi voulait-il donc avoir cet agent? Tout simplement pour produire l'acide azotique, et cela fut aisé, puisque le salpêtre, attaqué par l'acide sulfurique, lui donna précisément cet acide par distillation.

Mais, en fin de compte, à quoi allait-il employer cet acide azotique? C'est ce que ses compagnons ignoraient encore, car il n'avait pas dit le dernier mot de son travail.

Cependant, l'ingénieur touchait à son but, et une dernière opération lui procura la substance qui avait exigé tant de manipulations.

Après avoir pris de l'acide azotique, il le mit en présence de la glycérine, qui avait été préalablement concentrée par évaporation au bain-marie, et il obtint, même sans employer de mélange réfrigérant, plusieurs pintes d'un liquide huileux et jaunâtre.

Cette dernière opération, Cyrus Smith l'avait faite seul, à l'écart, loin des Cheminées, car elle présentait des dangers d'explosion, et, quand il rapporta un flacon de ce liquide à ses amis, il se contenta de leur dire: «Voilà de la nitro-glycérine!»

Par ailleurs, la raison pour laquelle je lit pas mal de Verne en ce moment, c'est qu'ils sont tous dans le domaine public. il peuvent donc tous se télécharger gratuitement sur le net, et être lu sur téléphone mobile, tablette, ou autre liseuse électronique.

Et comme je suis gentil, vous pouvez cliquer ici pour le télécharger au format EPUB

Et comme je suis vraiment généreux... vous pouvez meme le lire ci-dessous.

Viper lundi 13 août 2012 : 20:54 Lecture

Liberté d'expression :

Gravatar de cleanettte@hotmail.com

Par cleanettte, mardi 14 août 2012 à 05:38

Si j'ai besoin de lecture gratuite et peu encombrante je me pencherais prioritairement sur du Zola. Ton extrait me rappelle à quel point Verne était bien trop scientifique pour moi. Les descriptions à rallonge qui ne font pas avancer l'intrigue, bof bof. J'étais tombée sur une version jeu PC style "point&clic" de cet œuvre et ça m'avait amplement suffit pour me mettre dans l'ambiance.

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